One Million Years BC – D. Chaffey – 1966

Une des affiches proposées au public lors de la sortie en salle du film Consulté le 23 février sur Site www.monstersinmotion.com/cart/ray-harryhausen-one-million-b-c-7_410/

Un million d’années avant J.C., l’humanité est divisée en petits groupes vivant loin les uns des autres, et la tribu à laquelle appartient Tumak est faite d’hommes frustres, survivant en chassant des animaux monstrueux et en abandonnant les plus faibles.

Tumak, fils du chef de la tribu, se voit chassé après avoir défié l’autorité de son père. Laissé pour mort, il déambule dans la steppe désertique de la préhistoire, fuyant hommes-singes et iguanes géants, pour arriver finalement au bord de la mer, qu’il ne connaît pas. Épuisé, il est récupéré par Loana et sa tribu, qui l’initie à la pierre taillée, aux peintures rupestres et à une forme de culture et de civilisation que sa tribu ne connaît pas. Suite à une rivalité, Tumak se voit chassé à nouveau, et, accompagné de Loana ainsi que d’autres membres de sa tribu, il parvient à reprendre le contrôle sur celle de son père. L’histoire se termine sur une éruption volcanique cataclysmique, et nos héros partent explorer d’autres cieux en cherchant plus de clémences de la part des éléments.

La tribu des Hommes Blonds se serre les coudes pour repousser une monstrueuse tortue avide de chair fraiche consulté le 24 février sur http://browntails.wordpress.com/2011/04/26/top-five-dinosaur-movies/

On a ici une préhistoire décrite de manière particulièrement cruelle et anachronique : pour ce qui est des faits, on a pas de traces d’hommes actuels, maitrisant le feu aux alentours d’un million BC ; et encore moins de communautés agricoles produisant des formes d’arts. Sans s’attarder sur le cas spectaculaire des dinosaures, et encore moins des reptiles actuels (tortues, iguanes) gigantesques, on peut déjà tenter de rapprocher l’histoire qui se déroule dans une époque plus récente pour lui donner plus de véracité.

L’isolement des groupes humains à cette période reculée est un élément important du film: l’idée d’un monde non seulement hostile, mais aussi dépeuplé reste importante pour le public en général. La préhistoire va aussi être érotisée au possible, ce qui est fortement ancré dans le contexte de libération sexuelle des années 60 : Raquel Welch, au bikini en peau de bête affriolant et à la permanente infroissable, initie la tribu de Tumak aux plaisirs de la baignade. Le thème, inépuisable, d’un peuple initiateur va être repris ici, où la tribu de Loana, celle des Hommes Blonds, va avoir une avance considérable sur celle de Tumak : pratique de l’art, de l’agriculture, de l’inhumation des défunts, de la taille de la pierre et surtout dans l’organisation sociale (le chef est un vieillard bienveillant, par opposition aux chefs vicieux de la tribu des Hommes Bruns) : les enfants vont à l’école de l’art rupestre, sont initiés à la cueillette des fruits, etc. c’est en quelque sorte l’idée que le réalisateur et les scénaristes doivent s’être fait du monde moderne dans la préhistoire, de l’avancée des hommes vers une existence meilleure.

One Million Years BC doit une bonne partie de son succès à son actrice principale Consulté le 24 février sur http://twi-ny.com/blog/2012/02/10/cinematic-goddess-the-films-of-raquel-welch/

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